Et de deux !

Re pour certains $) , bienvenue pour les autres !

Quoi qu'il en soit, je suis super contente de vous présenter le deuxième tome d'une trilogie à laquelle je n'ai pas encore trouvé de nom (a propos si vous avez des idées...), bref tout ça pour dire que comme d'hab j'ai besoin d'un tour de chauffe et que (hormis le premier chapitre peut-être), le début est un peu chaotique... Mais bon, les lecteurs du premiers ne seront pas dépaysés comme ça ;)

Note : J'emploie le "je" car si nous étions 3 puis 2 à écrire "Innocence" [dispo sur : elijah-rob-zaz-chris.skyblog.com ], je suis désormais la seule responsable de ce que vous allez lire...

N'hésitez pas à lâcher des com's (appréciations, critiques, réclames, protestations, propos déformés... ), et ce même pour m'insulter, ça fait toujours plaisir :)

Sur ce, bonne lecture !


me contacter : (ninja)




- є פяσυρєє α sαפα -

lα leαɢυe d'elιjαн


- ! le ғorυм de lα ѕαɢα ! -

lα leαɢυe d'elιjαн, vαмpιre leɢeɴd

# Posté le dimanche 01 février 2009 11:17

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 16:26

***

" Il y a toujours un peu de folie
dans l'amour. Mais il y a toujours aussi
un peu de raison dans la folie. "

Nietzsche.
***

# Posté le jeudi 02 avril 2009 08:35

Chapitre 1

Chapitre 1
The show must go on






DING DOONG ! Caren leva le nez de ses cartes pour dévisager suspicieuse-ment ses six amies assises tout autour de la table de la cuisine.
-Tu ne vas pas ouvrir ? Questionna Laura, une rousse à lunettes.
-ça dépend... vous attendez quelqu'un ?
-Euh... Caren, je te rappelle que c'est chez toi !
-Exactement. ALEX VA OUVRIR ! hurla t'elle, c'est aussi à ça que ça sert un petit frère ! ajouta t'elle avec un clin d'oeil.
-Echec et mat ! s'écria joyeusement Laura en abattant ses cartes.
-C'est du poker idiote. Railla Audrey, une fausse blonde décolorée.
-ALEX !!! Cria Caren en direction de l'escalier.
-OUAIS, J'Y VAIS ! Répondit-il avec mauvaise humeur. Il décrocha avec difficulté de l'ordi où il était en train de mater "Boulevard de la Mort" et quitta sa chaise de bureau. Il étouffa un juron en se cognant le pied dans son classeur de français qui traînait près de la porte. Il le balança rageusement de l'autre côté du lit. On était le vingt-cinq juin et il avait passé son bac de français cinq jours plus tôt. Depuis il n'avait fait que glander, sur son ordinateur, devant la télé, et dans toute la maison en général. Il descendit l'escalier le plus lentement possible, espérant que le crétin qui avait sonné s'en aille avant qu'il n'ouvre. Il passa en coup de vent devant la porte de la cuisine, ne tenant pas à se faire voir des copines de sa soeur. Faut dire qu'il n'était pas très présentable... il n'avait pas vu la salle de bain depuis trois jours, portait un pantalon de jogging gris et un T-shirt noir qui lui servaient également de pyjama depuis une semaine, ses cheveux qui avaient poussés de deux bons centimètres ces quatre derniers mois partaient dans tous les sens et étaient si emmêlés qu'on aurait pu y casser un peigne, sans oublier qu'il sentait franchement le mâle pas lavé... Il ouvrit la porte d'entrée l'oeil morne.
Sa main se crispa sur la poignée et ses yeux s'agrandirent de surprise. ELIJAH ! SON ELIJAH, se tenait sur le pas de sa porte !
-Salut. Lança t'elle, la tête un peu penchée sur le côté. Il ne répondit pas. Dans la rue un cycliste s'encastra dans une portière de voiture que le conducteur avait ouvert un peu trop vite. Les deux hommes commencèrent à s'engueuler furieusement. Il y aurait pu y avoir une soucoupe volante en plein milieu de sa rue et E.T en string léopard sur le trottoir Alex aurait quand même gardé les yeux rivés sur Elijah. Elle tourna la tête vers la rue et observa les deux hommes en venir aux mains. Alex en profita pour la regarder. Elle portait un pantalon noir qui lui allait parfaitement et un petit haut d'été rose pâle dont les manches s'arrêtaient juste sous les épaules. Il nota aussi le joli décolleté de ce petit haut, laissant deviner le haut d'un soutient-gorge de dentelle noir... Les deux hommes dans la rue se roulaient sur la route en se donnant des coups de dents, elle se demandait vraiment où elle était tombée... Alex regarda le visage d'Elijah, aussitôt une petite flamme qu'il croyait éteinte se ralluma en lui. Il remarqua qu'elle était toute bronzée... Bien sûr, songea t'il, à Marseille elle doit aller à la plage tous les jours en cette saison... Elle se tourna vers lui et sourit timidement. Le coeur d'Alex manqua un battement.
-Humm, je peux entrer ? demanda t'elle doucement. IIIIAAAAHHH ! Alex se rendit compte que ça faisait deux bonnes minutes qu'elle était là sur son perron, sans compter le temps interminable qu'il avait mit à lui ouvrir. Pire, il se tenait dans l'encadrement de la porte et lui bloquait carrément le passage !
-Euh... oui ! Oui, bien sûr ! Il s'effaça pour la laisser entrer. Elijah lui adressa un sourire de gratitude en franchissant la porte, le couloir était si étroit qu'elle le frôla en passant. Alex se colla brusquement au mur. Le parfum d'Elijah emplit rapidement le petit vestibule. Il se dépêcha de refermer la porte, atténuant ainsi les cris des deux tarés dans la rue qui s'urinaient au visage.
Des exclamations excitées leur parvenaient de la cuisine. Alex regarda encore Elijah comme pour s'assurer qu'elle était vraiment là, chez lui ! Elle attendit sagement qu'il reprenne ses esprits. Plaçant un doigt en travers de ses lèvres il lui indiqua le salon. Intirguée, elle jeta un coup d'oeil à la porte de la cuisine et s'avança dans le salon. Alex lui montra l'escalier et jeta un coup d'oeil derrière lui. Si Caren se pointait...
-ALEEEX, C'ETAIT QUIII ? hurla sa soeur depuis la cuisine. Il s'immobilisa dans l'escalier, Elijah l'attendait en haut.
-Euh... UN FAUX NUMERO. Répondit-il les yeux rivés sur elle. Elijah pouffa sans qu'il comprenne pourquoi.

Un faux numéro ? À la porte d'entrée ?! Caren tendit l'oreille. Rien, pas même le bruit d'éléphant caractéristique d'Alex montant l'escalier. Soit c'était une vanne, soit c'était autre chose... elle finissait la partie et ensuite elle irait voir ce qu'il en était...

Alex referma la porte de sa chambre derrière lui et s'y adossa, les jambes tremblantes. Elijah s'avança jusqu'au milieu de la pièce et promena son regard sur ses affaires. Ses affaires à lui... Rhââââ nan ! La honte !
1) ça sentait comme lui ici : le mâle négligé,
2) c'était le gros bordel mais alors vraiment le GROS bordel : vêtements et sous-vêtements éparpillés aux quatre coins de la chambre, lit défait dont les draps (sur lesquels avait déjà trébuché Elijah) traînaient par terre, tenues de foot sales et empestant la sueur, des cahiers, des livres, et des crayons jonchaient le sol, sans oublier trois paquets de bonbon à moitiés vides (car leur contenu était sur la moquette), un sur le lit, un autre sur le sol et le dernier sur l'ordinateur.
3) c'était la première fois qu'elle venait chez lui et elle devait penser que c'était comme ça tout le temps !
-Euh... désolé pour le bordel... d'habitude c'est propre et tout hein... mais là euh... Elle se retourna avec un petit air narquois. N'y tenant plus Alex se jeta sur son vélux et l'ouvrit en grand. De l'air vite ! Elijah n'était pas dupe, d'ailleurs il était impossible qu'elle n'ai pas sentit l'odeur qui imprégnait la chambre. Les joues d'Alex s'empourprèrent. Il fourra ses mains dans les poches de son pantalon et lui jeta un coup d'oeil; Elle souriait toujours. Alex eu soudain très chaud. Elle n'avait pas tellement changé en fin de compte... la dernière fois qu'il l'avait vue c'était dans une chambre d'hôpital, elle était alors très mal au point. Le lendemain elle avait disparut de la chambre et de sa vie... emmenée par ses parents loin de la tragédie qui avait emporté tant de leurs amis. Alex, lui, n'avait pas eu cette chance...
-Mon frère est aussi bordélique que toi, alors tu n'as pas à être gêné pour... ça. Elle désigna d'un mouvement vague l'ensemble de la chambre. Si on pouvait montrer une odeur, aucun doute qu'Elijah l'aurait fait.
-Ouais mais quand même... grogna t'il en se laissant tomber sur sa chaise de bureau. Elijah regarda autour d'elle. AAHH NAN ! Quel abruti ! C'était la seule chaise de la chambre, où allait t'elle s'asseoir ?! Il allait se lever pour lui laisser sa place quand elle se laissa tomber avec légèreté sur le lit. SON LIT ! Elle étendit ses jambes devant elle et fixa ses converses en se mordillant la lèvre inférieure.
-Alors... tu es revenue ? demanda t'il après l'avoir suffisamment dévorée des yeux.
-Oui. Je suis arrivée ce matin par le train. Elle était d'abord allée chez Christelle et avait passé toute la matinée avec sa cousine adorée. À une heure elle avait récupéré sa moto dans le garage de Chris et avait roulé jusqu'au cimetière. Elle les avait tous vu, tout ceux qui étaient morts, en terminant par Thomas. Elle s'était allongée sur sa tombe et c'est là qu'elle avait eu envie de revoir Alex. Comme si quelqu'un lui avait soufflé que sa place n'était pas parmi les mort, mais avec les vivants... Elle s'en voulait tellement d'avoir loupé les enterrements... Elle avait ensuite envoyé un sms à sa cousine pour avoir l'adresse et s'était rapidement retrouvée devant chez lui. LUI...
-Et tu repars quand ? demanda avec un soupir le garçon qui avait été l'espace d'une soirée sont petit amis.
-Je ne repars pas Alex. Il se redressa vivement et faillit tomber en arrière.
-Tu es revenue habiter ici ? glapit-il quelques peu abasourdit.
-Oui. Il se tu. Sa présence ici était si iréelle, c'était bien elle mais en même temps elle était différente... changée.
-Tu... vas bien ?
-...
-Je veux dire...
-Hé bien...
-Oui ?
-Je... J'ai besoin de ton aide Alex.
-Mon... aide ?!
-Je n'ai pas... retrouvé la mémoire... pas entièrement. Cette soirée... c'est confus...
-Oh... Il fronça les sourcils, se souvenait t'elle d'eux ?
-Il y a des choses, j'ignore si c'est la réalité ou pas, j'ai des flash, c'est flou... J'ai besoin de savoir. C'est trop dur sinon...
-Je comprend. Murmura t'il d'une voix éteinte. Durant six mois il s'était efforcé d'oublier tout ça, occulter cette nuit maudite de sa mémoire à jamais... ils en avaient tous fait de même d'ailleurs.
-S'il te plait Alex, tu es le seul à pouvoir m'aider... C'est vrai, il avait tenté de veiller sur elle toute la soirée... c'était probablement grâce à lui si elle était encore en vie... et également à cause de lui si elle avait tant souffert... Il dégluti difficilement, il lui devait bien ça. Elle lui aurait demandé de sauter par la fenêtre il l'aurait fait.
-D'accord. Que veux tu savoir ? Elle inspira à fond :
-Est-ce que... est-ce que T... Ted m'as fait du mal ? L'estomac d'Alex se tordit douloureusement.
-Oui. Sa gorge se noua, le réduisant à un silence tendu. Elle hocha gravement la tête. Son visage ne trahissait aucune émotion particulière. Elle faisait le lien entre ses souvenirs brouillés et la révélation d'Alex.
-Le lycée était en flammes n'est-ce pas ? Je veux dire, j'ai vu des photos sur internet mais... l'incendie, on l'a vécu ? Il aquiesça silencieusement. Après un silence pesant, elle reprit : Tu vas trouver ça idiot mais... dans mes souvenirs... euh... le ciel nous est tombé sur la tête. Elijah grimaça, visiblement gênée de l'absurdité de ce qu'elle venait de dire.
-Je... ce n'est pas idiot Elie, elle frémit quand il prononça son diminutif de sa voix douce et chaude... je pense que tu fait allusion à l'effondrement du troisième et du quatrième étage... Comment avait-elle put oublier cette voix ? SA voix. ...on était dessous. Elle tressaillit, échappant à l'envoûtement de sa voix.
-Janice n'est pas morte, si ? Alex eu un rictus méprisant.
-Non en effet. Elle s'en est sortie. Il lut du soulagement sur le visage d'Elijah. Elle à faillit te tuer... Crut-il bon de souligner.
-Ah... elle soupira, ça ne m'étonnes pas. Grommela t'elle avec un sourire qu'Alex lui rendit. Ils se détendirent un peu. Une dernière chose... Alex reprit son sérieux.
-oui ?
-Je me souviens d'un... euh... placard ?
-Placard ?
-Oui, ahem... toi et moi... dans un...
-Oh !
-Oui.
-ça ! Elijah le dévisagea, il était écarlate.
-Qu'est-ce qu'on faisait dans un placard ? Alex s'efforça de prendre un air détaché, il se racla la gorge :
-On se cachait de Simon.
-C'est tout ? Alex porta son regard loin au-dehors par son velux ouvert. Non, ce n'était pas tout. Seulement revivre ça le rendait vraiment nerveux vis-à-vis d'elle.
-Hum ! On s'embrassait. Inutile de lui dire qu'ils étaient à moitié nus.
-Ah... Des images étranges défilèrent devant ses yeux, elle rougit. Lui aussi. Merci d'avoir répondu à mes questions Alex.
-De rien. Si tu veux savoir... autre chose, sur ce qui s'est passé... n'hésite pas. Murmura t'il les yeux baissés sur la moquette.
-Oui. J'aurais surement d'autres questions. C'est assez compliqué tu sais, je veux dire ne pas se rappeler.
-Moi j'aimerais bien oublier. Soupira t'il.
-Oh ! Pardon, je suis désolée ! Dit-elle précipitamment.
-De quoi ? Fit-il surpris.
-De t'avoir obligé à te souvenir !
-Je suis heureux de pouvoir t'aider. C'est bien que tu sois là... AÏE ! Il n'aurait jamais dû dire ça ! Qu'est-ce qui lui avait pris ?! Elle lui sourit, un sourire magnifique, son sourire, celui qui autrefois le faisait chavirer, comme en cet instant. Son coeur cogna fort dans sa poitrine, à ce moment précis il su qu'il était toujours fou amoureux d'Elijah Yelle. Comme elle se levait doucement, il bondit de sa chaise aussi violemment que s'il venait de se faire piquer par une guêpe.
-Elijah, on est toujours ensemble ou pas ? PAF ! C'était sortit tout seul, comme ça ! Il se mordit la langue en la voyant sursauter, prêt à inverser la vapeur de ses sentiments. Ils se dévisagèrent longuement. Enfin, elle baissa les yeux sur ses chaussures et prit une profonde inspiration :
-ça dépend... est-ce que ça change quelque chose pour toi d'avoir une petite amie un peu névrosée sur les bords ? hésita-t-elle en osant à peine croiser son regard. Alex se radoucit. Elle se souvenait d'eux !
-Tu sais... ces six derniers mois tu as complètement disparut... et j'ai eu l'impression que tu étais sortie de ma vie. J'ai été malade à en crever, vraiment malheureux. Elle releva la tête, surprise. Ce qui explique l'état de ma chambre... Alors névrosée ou pas, je te garde Elijah ! Il avait parlé avec son coeur là, non ?
-On a vécus le pire... théoriquement il nous reste le meilleur... Dit-elle d'un ton plus légé en se balançant d'un pied sur l'autre. Alex lui sourit.
-Je suis très content de te revoir Elijah.
-Moi aussi. Souffla t'elle, les joues légèrement rosies.
Ils s'observèrent timidement. Alex avait un peu honte de son apparence et n'osait pas vraiment l'approcher, elle si belle, si fraîche... Comme si elle avait comprit, elle se dirigea vers la porte. Elle allait sortir et disparaître à nouveau. Alex n'en avait pas envie, il devait l'en empêcher, tant pis pour son air de pouilleux. D'une enjambée, il la rejoignit, se colla contre elle et la poussa contre la porte en lui maintenant les poignets pour qu'elle ne puisse pas abaisser la poignée.
-Oh ! Fit-elle surprise par la façon dont il la regardait, un frisson parcourut son être. Elle tortilla ses poignets sans grande conviction, incapable de lâcher le regard d'Alex. Il lui adressa un demi-sourire et l'embrassa avec force. Pour lui faire sentir qu'elle lui avait manqué, pour lui faire sentir qu'il l'aimait, pour lui faire sentir qu'il était prêt à tout pour elle...
Explosion de chaleur, tourbillon au creux du ventre et dans la tête, sensations familières délicieusement retrouvées... Après tout ce temps, cette distance, comme elle regrettait d'être partie ! Si elle était restée, où en seraient t'ils aujourd'hui ? Oh ! Elijah comment a tu pu laisser ça derrière toi ? LE laisser derrière toi ? Leur histoire n'était pas morte. Non. Le même feu que six mois plus tôt les habitait encore, mieux, il était encore plus ardent. Là, dans sa bouche, elle sentait la promesse d'un nouveau départ...
Il senti que la pression changeait de sens : c'était elle qui l'embrassait, elle qui se pressait contre lui. Il se laissa pousser en arrière par Elijah, leurs bouches toujours soudées l'une à l'autre ils titubèrent, incertains. Alex libéra les poignets d'Elijah qui lui passa les bras autour du cou, et se pressa encore plus contre lui. Ils butèrent contre le pied du lit et s'y effondrèrent, avalés par le matelas. Alex s'allongea sur elle, leurs langues enlacées, leurs corps aussi, elle lui glissa les doigts dans les cheveux, bizarrement ils ne s'y accrochèrent pas. Alex passa une main sous le petit haut et caressa ses seins. C'était osé mais il n'avait put y résister dès l'instant où il les avait sentit se mouler contre son torse.
Elle dégagea sa bouche et inhala fiévreusement, Alex fit courir ses lèvres sur son cou. C'était comme s'ils ne s'étaient jamais quittés ! Elijah poussa un petit gémissement qu'elle étouffa en se mordant les lèvres. Alors il l'embrassa plus fort dans le cou : il avait trouvé son point sensible ! Elle tourna la tête sur le côté pour lui présenter la totalité de sa gorge, il y précipita sa bouche. Elle tressaillit, se tordi de plaisir sous lui, dans l'une de ses mains il sentit la pointe du sein qui se durcissait, lui aussi durcissait... à sa manière. Il plaqua fébrilement son autre main contre le flanc brûlant d'Elijah. Son odeur, son parfum, sa peau, il en voulait encore, il en voulait plus , il voulait s'en enivrer, s'imprégner d'elle... Qu'elle merveilleuse sensation ! Elle avait toujours été la seule a avoir un tel effet sur lui... Tout tourbillonnait dans son corps, il ne savait pas vraiment ce qui se passait, juste conscient de sa fièvre, de son désir... Il colla son bassin au sien. Qu'est-ce qu'il faisait ?! "Non ! C'est une erreur d'aller si vite... tu risques de la perdre." Lui souffla une petite voix tout au fond de son crâne, là ou s'était réfugiée la partie pensante de son cerveau. Hélas, à ce moment là Alex ne pensait plus vraiment avec son cerveau.
Une vague de peur envahit Elijah quand elle sentit le bouton de son pantalon céder sous les doigts d'Alex, mais au même instant il passa le bras dans son dos et la ramena vers lui tandis que son autre main explorait ses hanches mises a nues. L'arrêter ? Fallait-il l'arrêter ??! Ou... céder à ce curieux frisson qui engourdissait peu à peu tout son corp tel un dangeureux poison paralysant... Un cris d'alerte tout droit sortit de son subconscient jaillit en tourbillons du tréfonds de sa matière grise : "IIIIIIIIIIIIAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH !!!!" C'était l'électrochoc qui lui manquait :
-ALEX ! Je... j'ai... jamais... arf ! Elle ne réussit pas à en dire plus, a la fois étourdie et paniquée. Mais Alex se redressa promptement.
-Qu'est-ce qui ce passe ? J'te fais mal ? Demanda t'il alarmé.
-N... non, c'est que... Elle prit une profonde inspiration, "vas-y dit-le ! C'est pas un drame ! Siiiiiii, rhâââh la honte de ma vie !", je suis vierge Alex. "ça y est, respire ! Verdict ??" Il pencha la tête sur le côté et la dévisagea les yeux brillants.
-Moi j'suis balance.
-HEIN ?! Non ! Je parles pas de ça ! Je...
-Chuuut, susurra t-il, Je sais de quoi tu parles...
-Ah ?
-Moi aussi. Confia Alex en s'allongeant à côté d'elle.
-Oh ! Ahem...
-ça te fait peur ? souffla t'il tout bas.
-Un peu oui... Les yeux rivés sur le plafond, elle le sentit hocher la tête a son côté. Alex se remit à penser normalement (avec son cerveau), Il savait que (d'après la légende), la première fois était très importante, en particulier pour les filles (pas vraiment le moment de s'foirer ou d'se précipiter... un bon coup de pression pour lui ça !), un peu douloureuse aussi (enfin c'est ce qu'on dit, mais après tout il en savait quoi ?). Il comprenait qu'elle ne veuille pas, qu'elle ait peur, et il lui aussi avait peur !
-D'accord. dit-il simplement en tournant la tête pour lui embrasser la tempe. Elijah le serra dans ses bras. N'y l'un n'y l'autre ne savaient ce qu'exprimait ce "d'accord" mais ça voulait au moins dire que c'était pas pour cette fois. Ce qui leur convenait parfaitement à tout les deux à en juger par leur difficultés à retrouver une fréquence cardiaque normale.
-Ce sera toi Alex. Il la regarda, surpris.
-Pardon ?
-Je te le promets. murmura t'elle.
-Oh ! j... je ne te demandes rien, je ne suis pas pressé tu sais...
-Je veux que ce soit toi, dit-elle un peu plus fort, mais... plus tard.
-D'accord. Répéta t-il d'une voix posée. En réalité il avait bien du mal à se contrôler après ce qu'elle venait de lui dire. Il aurait voulu hurler de joie à s'en péter la voix. Ce n'était pas tant la perspective de faire l'amour avec Elijah qui le réjouissait (en fait si), mais surtout la confiance absolue qu'elle lui accordait. Et pour deux personnes qui étaient sorties ensemble exactement deux jours celà ne pouvait se justifier que par une seule chose : l'amour.
-Tu n'as rien entendu ? Demanda Elijah en fronçant les sourcils.
-Non quoi ? Oh si, ça doit être mon coeur qui bat... lui souffla t'il en déposant un baiser sur ses lèvres tout en prenant la main droite d'Elijah qu'il posa sur son coeur. Elle glissa sa langue dans sa bouche et comme à chaque fois que c'était elle qui l'embrassait, il se tétanisa.
La seconde d'après il relevait brutalement la tête pour fixer le mur en face de lui. Mur de l'autre côté duquel se trouvait l'escalier et le couloir. L'escalier... il y avait comme un petit bruit... BRUIT DE QUELQU'UN MONTANT SUR LA POINTE DES PIEDS ! Meeerde ! grogna t'il en roulant sur le côté, Elijah dans ses bras. Elle poussa un petit cri de belette effarouchée. Ils se remirent debout et Alex contourna le lit, l'entraînant avec lui.
-Ma soeur nous espionne. Lui glissa t'il à l'oreille en désignant la serrure par laquelle on pouvait presque voir l'oeil de Caren. Elle s'écarta de lui, soudainement effrayée. Non, ne t'inquiètes pas, elle est super cool, seulement... c'est un peu une Christelle en puissance tu vois ? Toujours à se mêler de ce qui la regarde pas. Elijah ne se détendit pas vraiment.
-Je dois me cacher sous le lit ou dans le placard ?
-Ne te cache pas. On a qu'a faire comme si de rien n'était.
-Ok ! répondit Elijah, pas vraiment convaincue, en cessant de parler à voix basse.
Son regard fut attiré par un cadre photo posé au milieu d'une pile de CD/DVD, près de la fenêtre. Elle fit un pas en prenant garde de ne pas se cogner dans le mur qui s'inclinait doucement au dessus de la commode. Elijah prit le cadre et fut immédiatement captivée par la photo. C'était une photo d'Alex bien sûr, mais ce n'était pas le seul élément qui lui plaisait. C'était toute la photo elle même, on devinait qu'Alex devait être en mouvement quand le photographe l'avait prise, lui seul apparaîssait nettement, le fond était flou, on distinguait des gradins. Un stade de foot, car bien qu'on voyait seulement son buste, le maillo de foot qu'il portait était facilement reconnaissable. Alex donnait l'impression de regarder l'objectif à l'arrache, ou de le fuir. Il était beau... Le Alex "réel" s'approcha derrière elle et posa discrètement sa main sur sa hanche, remettant au passage le bouton qu'il avait délacé. Elijah aimait bien cette attention furtive, la crainte de se faire surprendre avait quelque chose d'excitant.
-Prends là si tu veux.
-Hé ! J'vais pas déjà commencer à te piquer des trucs ! protesta t'elle en reposant le cadre.
-Si, prends là, je te l'offre. J'ai pas besoin d'avoir une photo de moi, je sais encore à quoi je ressemble. Tu n'auras qu'à m'en donner une de toi pour mettre à la place. Insista t'il en retirant la photo du cadre pour la lui mettre dans les mains.
-Oh ? Parce que tu as peur d'oublier à quoi je ressemble ? se moqua t'elle gentiment.
-Ces derniers mois... oui. Elle se retourna pour le regarder dans les yeux, la porte s'ouvrit à la volée et Caren fit irruption dans la chambre. Elijah sursauta et jeta un coup d'oeil craintif à Alex en s'écartant de lui malgré elle. Les deux filles se dévisagèrent comme deux cow-boys avant un duel... Alex, pas le moins du monde inquiet, s'appliqua à tendre son jogging, il n'était pas encore tout à fait remis de sa récente expérience avec Elijah et ne voulait pas que ça se voie...
-Tu es Elijah n'est-ce pas ? interrogea Caren d'une voix glaciale. Alex foudroya sa soeur du regard. Qu'est-ce qui lui prenait ?
-Oui, c'est moi. Répondit sobrement l'intéressée.
-IIIIIIIIIIHHHH !!! DANS MES BRAS MA CHERIE !!! Alex regarda sa soeur se jeter sur sa petite amie et s'étaler au sol avec elle.
-Euh... vas-y doucement Caren... t'avais promis d'être sage...
-Oh Alex s'qu'elle est mimi ! Toute jolie, et... oooh, bien faite ! s'exclama t'elle en tatant Elijah des hanches aux côtes.
-Bien faite ?! hoqueta Elijah prisonnière des bras de Caren.
-Euh... Caren, s'teu plait ! Protesta Alex. Caren rit en s'asseyant sur ses talons.
-J'avais tellement hâte de te rencontrer ! Alex est le mec le plus difficile que je connaisse tu sais...
-C'est aussi mon cas. Grimaça Elijah en s'asseyant à son tour.
-Alors quand j'ai apris qu'il avait quelqu'un ! Poursuivit la s½ur d'Alex avec animation, visiblement ravie de cet rencontre. Caren était une jeune femme superbe, de longs cheveux châtains très brillants, de magnifiques yeux noisette, un joli teint mâte... décidément Mr et Mme Evan avaient bien bossés ! Leurs enfants étaient de vraies réussites !
-Vous êtes toujours ensemble au moins ? Demanda subitement Caren en les regardant à tours de rôles.
-Oui. Répondit Alex avec un coup d'oeil complice à Elijah.
-Merveilleux ! Qu'est-ce qui t'as prit de t'éloigner de lui comme ça, hein ? T'imagines pas la déprime qu'il nous à faite ! Alex détourna le regard. Hey ! Qu'est-ce que c'est que ça ? S'étonna Caren en ramassant la photo qu'Elijah avait laissée tomber. Oh Alex c'est trop mignon, tu lui as donné une photo de toi ! Tu sais j'ai des tas d'album de lui, depuis ses premiers pas à son premier match de foot. Et bientôt j'aurais aussi sa première copine ! Embraya Caren, sans se soucier du trouble palpable qui régnait entre les deux adolescents.
-C'était pas la peine de le préciser que c'était la prem's. Marmonna Alex.
-Je le savais déjà. Intervint Elijah en souriant.
-Tu vois ? Tu n'as pas à avoir honte d'être un "cas" sentimental. Et toi Elijah tu devrais te sentir flatée !
-Ah ! Bah... Je le suis. Assura t'elle en rigolant. Alex se laissa tomber sur son lit d'un air exaspéré qui les fit rire toutes les deux.
-Attends, je vais te chercher un album, Alex était encore plus craquant bébé !
-Hé non ! Caren ! J... je veux pas être craquant ! s'écria Alex alarmé, mais Caren était déjà dans le couloir. Il regarda Elijah qui le lorgnait avec un petit air coquin. Quoi ? grogna t'il faussement ronchon. Elle bondit sur lui et le renversa sur le lit.
-Alors comme ça tu veux pas être craquant ?
-Non, moi je veux être sexy ! répondit-il avec une petite moue boudeuse. Il posa ses mains sur les fesses d'Elijah.
-Huumm, moi je te trouve terriblement sexy... dit-elle à mi-voix en glissant une de ses mains sous son t-shirt. Alex la sentit explorer son torse, et effleura les cheveux qui lui caressaient le visage.
-Tu les as lissé.
-Oui.
-Ils sont plus longs...
-Bien joué Einstein ! Il lui ébouriffa les cheveux pour se venger. Elijah entendit une porte claquer et regagna bien sagement la moquette. Quand Caren franchit la porte, le visage d'Elijah était de marbre, impossible de griller que trente secondes plus tôt elle chevauchait Alex. Pour lui c'était déjà plus difficlie, il tenta de dissimuler son entre-jambe.
-J'ai ramené un appareil photo pour vous tirer le portrait... tu veux bien Elijah ?
-Oui, bien sûr.
-Génial !
-Et moi on me demande pas si je veux bien ?!
-Alex t'as vu ta gueule ? Tu t'es regardé dans une glace récemment ? Tu devrais plutôt me supplier d'être sur la photo ! Franchement Elijah je sais pas comment tu fais pour supporter l'odeur de FENNEC qu'il dégage ! ça fait combien d'années que tu t'es pas lavé Alex ?
-Trois jours. Là, même Elijah fit la grimace. Pourtant ça ne la gênait pas quand ils se bécotaient... Il leva un sourcil narquois et Elijah comprit à quoi il pensait.
-Bon, là je dois vraiment prendre les choses en mains ! Elijah je t'interdit de le regarder, ferme les yeux. Alex... TU FILES À LA DOUCHE ! Et reste-s'y jusqu'à l'évanouïssement total de tes odeurs corporelles ! Nouvelle grimace d'Elijah. Alex se leva et sortit. J'imagine même pas l'intérieur de son pantalon... ajouta Caren en se rasseillant sur le sol.
-J'ai entendu ! Gueula Alex depuis le couloir.
-Gloups ! Moi non plus ! dit précipitamment Elijah.
-ça aussi j'ai entendu !

Alex s'observa d'un oeil critique dans le miroir. C'était vraiment mieux ! Enfin non, pas vraiment, mais mieux quand même. Déjà il n'avait plus la tête dans le cul, ses cernes avaient presque entièrement disparues, et il s'était habillé d'un jean bleu stone et d'un t-shirt blanc qui sentaient bon la lessive. Lui aussi sentait bon d'ailleurs ! En plus du gel douche énergisant il s'était mis un peu de "Black XS", le parfum de son père. Lui n'en avait pas, les parfums c'est pour les filles en général, a la rigueur un after-shave et encore... Sûr de lui et bien dans son corps il sortit de la salle de bain sur la pointe des pieds et s'approcha sans bruit des filles.
-Il était vraiment trop ! souffla Elijah, penchée sur l'album que Caren tenait aux creux de ses jambes en tailleur. Alex sentit monter en lui une vague de fierté.
-Oh ! Trop fort, regarde celle là ! Elijah pouffa. Hé oui, petit Alex courait toujours partout en cherchant son slip ! AHHHH ! Nan ! trop la honte ! Sa soeur cassait l'image qu'il donnait de lui à Elijah ! Il la saisit par les épaules et la renversa sur la moquette. Caren cria et essaya de l'assommer avec l'album. La moitié des photos s'envolèrent.
-Hé ! Aidez moi à retrouver celle où Alex cherche son slip ! Je la veux pour la montrer à mes parents ! s'écria Elijah. Caren cessa de se débattre pour se tordre de rire sur le sol.
-OOOOOhhh non, lâches cette photo Elie ! Lâches là !
-Non ! Répondit-elle fermement en faisant la moue. Alex lui plongea dessus et la bloqua entre ses bras. Elle tourna la tête de droite à gauche pour l'empêcher de l'embrasser. Finalement le "Black XS" fit son effet, Elijah cessa de l'esquiver et il put l'embrasser, mais avec retenue, conscient que Caren les mitraillaient avec son appareil.

***


TecktoChris:
Elijah est de retour au bercail !!! :D
Panda Power:
C'est vrai ?! Oui Oui Oui !!! ^^ Je veux la voir je veux ! (je fais une Parade du Panda)
Tomatobond:
J'ai des photos des "retrouvailles" avec Alex...^^
TecktoChris:
Quoi ?! Qui ? Que ? Comment ? ...ENVOIE !
Tomatobond:
C'est la soeur d'Alex qui me les a envoyées ^^ Ils sont trops mignons !
TecktoChris:
Ils s'aiment. Et ils n'on pas peur de leurs sentiments EUX !
Panda Power:
(toujours en Parade du Panda, faites comme si j'étais pas là)
Tomatobond:
C'est compliqué Chris...
TecktoChris:
C'est sûr que c'était nettement plus facile pour toi quand j'étais dans le coma.
Panda Power:
(parade interrompue momentanément pour cause de crise de larmes) iiiihhhh !!!! CRY !
Tomatobond:
NE REDIS JAMAIS CA !
TecktoChris:
Sinon quoi ? Tu vas m'ignorer ? Oh non, c'est déjà fait ça !
Tomatobond:
Pourquoi tu me sautes à la gorge comme ça ?
Panda Power:
(Oui c'est vrai ça ! Pourquoi ? PEACE !)
TecktoChris:
Je suis malheureuse c'est tout. Danny... ça fait des années que je t'attends.
Panda Power:
(Rhôôôô ! P A R A D E DU P A N D A !!! ) :(
Tomatobond:
Je passe chez toi demain et on en parle ok ? On peux pas rester comme ça.

# Posté le dimanche 01 février 2009 11:39

Modifié le lundi 23 novembre 2009 12:12

Chapitre 2

Chapitre 2
Mortecouille




Rob lissa une mèche des cheveux de Maël entre ses doigts. Le garçon émo se prélassait dans le lit à baldaquin moyennageux, Rob à son côté. ça sentait un peu le rat crevé mais à part ça c'était agréable. De grands morceaux de toile colorés partaient des hauts piliers du lit pour se rattacher aux murs de pierres froides. La chambre de Rob se trouvait dans une tour, elle était donc totalement ronde et ça le rendait fou. Il avait l'impression d'être un poisson rouge dans un bocal, la machine a bulles et les plantes aquatiques en moins... Cette pièce lui donnait tout simplement la gerbe. C'est la raison pour laquelle il refusait d'ouvrir les yeux, ce malgré les supplications de Rob qui adorait ses yeux. Elle l'embrassa au coin des lèvres et cessa de le toucher. Une... deux minutes passèrent, seul le bourdonnement de la mini télévision logée dans une niche de pierre (anciennement utilisée pour des chandeliers), troublait le calme de la chambre. Maël ouvrit les yeux.
-Ok t'as gagné !
-Ceste légitime, tu es incapable de me résister !
-Hummf. Il suivit pendant quelques minutes les images se succédant sur l'écran avant de décréter que ça l'emmerdait profondément. Rob en revanche semblait intéressée et poussait de temps à autre une exclamation a mi-chemin entre le grognement et le rictus.
-J'en ai marre de ce film de Tarzan... Fini par soupirer Maël en se redressant paresseusement sur un coude, (non sans s'enfoncer de dix centimètres de plus dans l'épais matelas plutôt moelleux pour un truc censé dater du moyen âge [enfin moi j'que j'en dit...] ).
-Mais Maël ! C'est pas un Tarzan, c'est un documentaire sur les clochard ! S'outragea Rob devant le peu d'attention que portait Maël a ce qu'ils "regardaient" depuis bientôt une heure.
-Ah... C'est pour ça...
-Pfff ! Passons, j'ai besoin de toi sale petit couard !
-Non, on dit : J'ai envie de toi. Rectifia Maël, un sourire en coin. Il se prit une bourse d'écus sur le coin de la gueule.
-Non, maraud ! J'ai BESOIN de toi.
-Je sais. Elle lui donna un coup de coude.
-Je veux dire que j'aimerais que tu m'aides à attraper un chat.
-Tu peux pas manger du lapin comme tout le monde ? C'est presque pareil qu'un chat, le goût doit être le même...
-Ce n'est point pour mangeailler maroufle ! Ceste pour le clouer sur le pont-levis !
-Pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt ? soupira t'il avec ironie.
-Ceste la seule chose à faire ! Son poil est dru et noir comme les ténèbres...
-Les miens aussi...
-Ah non, toi tu as le poil soyeux mon aimé ! Protesta Rob en lui caressant les cheveux.
-Tu me confonds pas avec un chat ?
-Cesse de faire le foldingo ! Capturons ce chat et clouons le avec une massue !
-J'aime les animaux.
-Ce n'est pas un animal, ceste le diable en personne.
-J'aime le diable...
-Maël ne recommence pas !
-Mais je t'aime encore plus... acheva t'il. Rob croisa les bras.
-Ceste ce stupide Owen, le chat d'Elijah. Il ma suivit tel un fourbe et ceste introduis dans mon humble demeure...
-Je sais pas si "humble" est le mot pour un château-fort du moyen âge, mais il est hors de question que je tue un chat, surtout s'il est à Elijah. Pourquoi tu ne lui dis pas de passer pour qu'elle vienne le récupérer ?
-Cela meste impossible ! Tout les pigeons voyageurs de père sont en déplacement.
-Je peux te prêter mon portable si tu veux...
-Mort à cette boite à sataneries !
-C'est toi qui vois...
-ROOOOOBBBB !!!
-Calamitas ! Ceste Goldric ! Mon pèèère ! Maël se redressa vivement.
-Et merde, je vais me faire trancher la tête pour m'être allongé sur tes draps !
-Pour sûr ! Je demanderais à père l'autorisation de conserver ta tête mon aimé !
-Y'a des fois où t'es vraiment pire que moi... La lourde porte de cèdre pivota sur ses énormes gonds rouillés.
-Alors petite fillotte ! Tu ne réponds plus à un chevalier ?! Oh mais... Rob, c'est qui ça ? C'est un garçon ?
-Euh... que nenni, ceste Maëlle, une camarade au c½ur d'or. Maël pouffa derrière ses cheveux. Nous organisons nostre départ pour les raid gauloises de Bornéo...
-Hosanna à toi Maëlle, ces raid gauloises sont de grands divertissements mais prenez garde aux bêtes sauvages de la région... Je vous souhaite de bonnes vacances damoiselles et que votre lance soit puissante et aiguisée !
-Amen. Répondit Maël. Rob lui pinça le dos de la main. Aïe ! Aeuh... mercii messiire ! dit-il d'une voix qu'il travestit de son mieux. Goldric les salua en s'inclinant jusqu'au sol et sortit de la chambre.
-Pfiou ! On aste eu chaud !
-C'est la première fois de ma vie où je suis content qu'on me confonde avec une fille...
-Si tu était une ribaude, je serais quand même ta mie.
-Et toi si t'étais un mec je serais quand même amoureux de toi, homo, mais amoureux.
-J'ai mal ouïe ou tu me compare à un quenouillard ?
-Désolé, ça sonnait mieux dans ma tête !
-Maraud !
-Catin !
-Mangeois ! Rob se jeta sur lui et entreprit de le tabasser avec un lourd coussin de soie portant une femme au bûcher comme broderie. Ils se chamaillèrent un instant sur le lit et finirent par tomber sur l'épais tapis en peau d'ours. Comme à chaque fois, leur querelle se termina en embrassade passionnée.

# Posté le mardi 03 février 2009 10:21

Modifié le lundi 23 novembre 2009 12:12

Chapitre 3

Chapitre 3
Projets






Danny se força à prendre un air décontracté et appuya sur la sonnette. Jamais il n'avait été aussi stressé, même pendant l'épreuve du bac de français. Il entendit la serrure tourner et la porte s'ouvrit sur... Christelle. Elle portait un petit t-shirt bleu ciel et une longue jupe noire à volants, ce qui lui donnait certes, une drôle d'allure, mais elle n'en était pas moins magnifique, comme toujours.
-Salut. Dit-elle froidement en ouvrant la porte en grand.
-Salut. répondit-il de la même manière. Il entra. Elle referma la porte et le guida au salon. La suite s'annonçait tendue.
-Assied toi s'il te plait. Danny s'exécuta, il se laissa tomber dans un grand canapé de cuir noir tout près de la cheminée. C'était la première fois qu'il venait chez Christelle, du moins qu'il franchissait la porte. Le salon était spacieux et bien éclairé par deux grandes baies vitrées en arc qui donnaient sur une terrasse en bois ensoleillée.
-Tu es seule chez toi ?
-Pas exactement, tu veux boire quelque chose ? Demanda t'elle depuis une autre pièce.
-Pas exactement. Répondit Danny contrarié.
-Je vois...
-ça te dérangerait de venir t'asseoir pour... discuter.
-Nan, pas maintenant.
-Quoi ?! Elle revint au salon et déposa un verre devant lui dans un courant d'air de froufrous.
-Je dois d'abord te présenter quelqu'un... souffla t'elle en repartant aussitôt. Danny regarda sidéré le verre qu'elle venait de lui apporter. Jus de tomates ! Comment avait-elle su que c'était ce qu'il aurait demandé s'il n'avait pas fait la gueule ? Il se raidit. Depuis son arrivée elle n'avait pas une seule fois levé les yeux sur lui et là elle voulait lui présenter quelqu'un ? ça sentait le coup foireux. Il était presque sûr qu'elle allait lui présenter un mec pour lui faire payer son attitude.
Le jour où Christelle était sortie du coma il était à son côté, et quand elle avait paniqué à son réveil il n'avait rien trouvé de mieux à faire que l'embrasser pour la calmer. Ok ça avait marché, mais du coup elle avait prit conscience des sentiments qu'il avait pour elle. Et maintenant Christelle attendait. Depuis quatre mois elle attendait... La fille qui autrefois sortait avec un garçon différent chaque semaine l'attendait lui ! Christelle aurait pu sortir avec quinze ou seize garçons depuis sa sortie de l'hôpital si l'on s'en tenait à sa moyenne, mais non, elle le voulait lui ! Danny n'ignorait pas que Chris était une nympho, ça ne l'effrayait même pas, ce qui le troublait c'était qu'elle avait totalement stoppé ses conquêtes et du même coup sa vie sexuelle pour... LUI ! Lui qui refusait de s'engager par peur de lui faire mal, mal physiquement et mentalement, il n'était pas violent ni méchant mais le fait d'avoir vu Christelle si proche de la mort l'avait bloqué... Elle avait été sauvagement poignardée par l'un de ses plus proches amis à lui et il se sentait coupable de n'avoir rien vu venir. Alors aujourd'hui la simple idée de la bousculer par inadvertance le rendait malade. Mais s'il s'avérait qu'il avait raison et qu'elle avait de nouveau un copain, tout était réglé. Il l'entendit redescendre l'escalier, seule.
-Danny... je te présente Enzo. Elle s'était approché par derrière et il dû tourner la tête pour voir de qui elle parlait. Il la suivit du regard alors qu'elle contournait le canapé pour venir s'agenouiller devant lui. Elle serrait un tout petit bébé appuyé contre son épaule.
-C'est pas vrai ! Ta mère à accouché !
-Humm, ça fait deux mois déjà, mais oui ! Les yeux de Danny allaient de l'un à l'autre, Christelle radieuse qui le regardait enfin, et le petit bébé dont il ne voyait que le dos minuscule s'élevant et s'abaissant doucement au rythme de sa respiration.
-Mais... pourquoi tu ne m'as rien dit ?
-Je... je pensais que... enfin, tu vois.
-Non. Explique !
-Je croyais que tu préférais couper les ponts et que de toute façon t'en aurais rien à foutre.
-Tu penses vraiment ça de moi ?
-Depuis quelques temps... oui. Tu veux le tenir ? Demanda t'elle pour changer de sujet. Danny ouvrit de grands yeux.
-Oula non ! Surtout pas, je vais le faire tomber !
-Ne dis pas de bêtises ! Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi attentionné que toi. Dit-elle en lui tendant le bébé à bout de bras. Danny se tassa dans le fauteuil en secouant la tête effrayé. Exaspérée, Christelle se leva pour le surplomber de toute sa hauteur et lui déposa délicatement l'enfant sur le ventre. Danny le prit immédiatement au creux de ses bras, fasciné par la petite frimousse qui ne s'était même pas réveillée durant l'échange. Christelle se laissa tomber dans un fauteuil avec un soupir, elle appuya sa tête sur le dossier et ferma les yeux. Danny l'observa à la dérobée, tétanisé par le bébé dans ses bras. Elle semblait fatiguée...
-Tu as l'air crevée...
-Humm, c'est dur de s'occuper d'un bébé...
-C'est toi qui t'en occupe ?!
-Seulement pour aujourd'hui, encore heureux ! Là il dort mais tout à l'heure monsieur à trouvé le moyen de me régurgiter dessus au moins dix fois ! J'ai plus un seul pantalon de propre !
-Ce qui explique la jupe...
-Mouais. D'ailleurs s'il te fait dessus, tu devras mettre une robe parce que mon père non plus n'a plus de pantalons propres...
-Il est trop ! Tu as vu son petit nez ? Christelle ouvrit les yeux et le dévisagea curieusement. Danny avait penché la tête sur son épaule et berçait doucement le bébé dans ses bras. Il souriait et elle n'avait jamais vu ses yeux briller autant. Elle les regarda, attendrie. Danny n'était pas loin des un mètre quatre-vingt-dix et Enzo atteignait à peine quarante centimètres, logé au creux des bras puissants de Danny le bébé était en parfaite sécurité. Ils étaient touchant tout les deux...
-Attention Danny, tu es en train de faire un pas de géant vers la paternité...
-Quoi ?
-Dans trente secondes tu vas me sortir que t'en veux un comme ça.
-Pourquoi un ? Lança t'il, les yeux flamboyants. Christelle se concentra sur son petit frère, Danny avait un drôle d'air un peu flippant tout à coup.
-C'est vrai qu'il est trop mignon... mais il paraît que ça se gâte après... quand il va commencer à faire ses nuit et à avoir de la voix...
-Pourquoi tu n'as dit à personne que ta mère était enceinte ?
-Parce que je ne voulais pas avoir de frère et s½ur.
-Et maintenant ?
-Maintenant je peux plus le quitter ! Ils se regardèrent droit dans les yeux, Danny ne pensait plus au bébé tout d'un coup... C'est souvent ça d'ailleurs, quand quelque chose d'inévitable déboule dans notre vie on lutte de toutes nos forces contre elle puis quand elle est là on se rend compte qu'on ne peut plus s'en passer... soupira t'elle en s'allongeant sur l'accoudoir.
-C'est une allusion à nous deux n'est-ce pas ? dit-il avec un petit sourire complice.
-À ton avis ? Le bébé s'agita dans les bras de Dan sans qu'il s'en aperçoive. Donne le moi si tu veux...
-Viens le chercher. Répondit-il les yeux étincelants. Christelle se leva, à la fois surprise et intriguée.
-T'arrives plus à te décoller du canapé c'est ça ? Railla t'elle en se penchant au-dessus de lui pour prendre le bébé.
-Il est super confortable, mais non, c'est pas ça. Dit-il en lui attrapant le bras. Christelle le regarda avec méfiance et essaya de reprendre le bébé comme si de rien n'était. Danny resserra doucement son bras sur l'enfant et tira sur celui de Christelle qui posa un genou sur le canapé pour ne pas tomber.
-Voleur de bébé ! s'écria t'elle en riant. Il l'embrassa à pleine bouche. Depuis le temps qu'il en rêvait ! Elle le laissa faire (évidemment !). Voleur de baisers... lui chuchota t'elle à l'oreille en lui enserrant le cou. Entre eux, le petit Enzo enregistrait chaque détail de ses grands yeux bleus largement ouverts. ça lui servirait pour plus tard...


Christelle gloussa en agitant son index qu'Enzo suçotait depuis un quart d'heure déjà. Danny les regarda les yeux mi-clos, jamais il ne s'était senti si bien, détendu au point de confondre son corps avec le canapé et heureux comme il ne l'avait pas été depuis longtemps. Il était allongé de tout son long sur le sofa, le bébé dormait sur son torse et Christelle était collée tout contre lui, coincée par le dossier du canapé, la tête reposant sur son épaule. Il sentait son doux parfum de fleur et caressait ses cheveux satinés. Il aimait cette soudaine complicité, ce lien qui se tissait entre eux, plus fort de minute en minute... S'il avait su que ça se passerait comme ça entre eux il aurait foncé dès le début !
-Christelle...
-Hummf ?
-Tu veux sortir avec moi ?
-Oh oh ! Mr Bond fait sa demande officielle ! Bien sûr que je veux, je te l'ai dit, ça fait des années que j'attends ça.
-ça quoi ?
-Toi ! De t'avoir.
-Alors je suis un trophée de plus pour toi ?
-Dis pas n'importe quoi, tu es le seul à m'avoir repoussée et je me suis accrochée au lieu d'aller voir ailleurs... J'avais jamais fait ça avant !
-Je sais. Il lui embrassa le sommet du crâne. De ton côté je pense que tu sais que tu es... différente...
-J'aurais plutôt dit "chanceuse", quand je pense qu'en entrant ici tu était gay... enfin, tu l'es peut-être toujours...
-J'irais pas voir ailleurs si c'est ce que tu insinues, tu n'as pas à redouter les gars, et encore moins les filles !
-C'est quand même vachement bizarre nous deux... le gay qui se reconvertit pour une nympho qui décide de canaliser sa libido pour lui...
-Jolis résumé. Les contraires s'attirent.
-Là c'est pas les contraires, c'est les opposés !
-Ou peut-être que dans le fond toi et moi on est pareils, on recherche la même chose... Christelle se gratta l'arête du nez contre son torse avant de se recaler contre lui. Elle commençait à fantasmer sévère sur la masse de muscles allongé à côté d'elle... Tu es heureuse ? Demanda t'il soudain.
-Quoi ?
-Est-ce que tu es heureuse ? Je veux pas dire là maintenant, je veux dire en général...
-Voyons voir... ma cousine chérie est revenue habiter dans ma ville, j'ai un petit frère adorable, et depuis peu un mec génial... j'ai toutes les raisons d'être heureuse.
-Mais tu ne l'es pas.
-Si si...
-C'était pas une question.
-Oh...
-Dis moi ce qu'il te manque pour être heureuse...
-Sincèrement ? Rien de matériel.
-Dis quand même.
-J'anticipe déjà le moment ou tu vas partir, je sais que je me sentirait vide et froide...
-Je peux revenir demain si tu veux bien de moi... ou alors tu peux passer chez moi... sans oublier que je suis avec toi pendant encore une heure minimum... Mais il te manque encore quelque chose pour être vraiment heureuse. Qu'est-ce que c'est ?
-Deux personnes.
-Tes parents ?
-Sois pas bête ! Non, Alex et Elijah.
-Un truc à quatre ?
-Jamais ! En tout cas pas avec eux, t'imagines le traumatisme ? Ils en sont encore aux préliminaires des préliminaires si tu vois ce que je veux dire...
-Ils utilisent 15% de leur potentiel euh...
-Amoureux ? Sentimental ? Sexuel ? Ouais, quelque chose comme ça.
-Alors pourquoi eux ? Enfin je comprends mais...
-Tu comprends ??? Elijah parce qu'elle a un besoin urgent d'être heureuse elle aussi, elle a fait une sévère dépression tu sais ? Enfin bref, elle a besoin que je gère un peu sa vie en ce moment, contre son gré bien sûr... Ce qu'elle traverse m'angoisse. Et Alex parce que c'est ton pote, son copain, et que je l'aime bien ce p'tit con !
-On est un fameux carré !
-Carré ? Demanda Christelle en redressant sa jolie tête ensommeillée.
-Chacun de nous forme un angle, chaque angle à un lien avec deux autres angles, ainsi moi je t'ai toi et Alex, Alex m'a moi et Elijah, Elijah l'a lui et toi, et toi tu m'as moi et elle.
-ça y est... J'ai mal à la tête... Il serra plus fort son bras autour des épaules de Christelle.
-Tu fais quelque chose pour juillet/août ?
-Non, cette année on à rien prévu a cause d'Enzo. Enfin de toute façon j'avais pas trop envie de partir avec mes parents...
-Et que dirais tu de partir avec moi ?
-Où ?
-Pas très loin, à une vingtaine de kilomètres plus au Sud... Les grandes plages.
-J'adore la plage !
-Et tu crois que tes parents te laisseront t'évader pendant deux mois ?
-Comment ça ?
-Avec Alex on a l'habitude de passer les deux mois d'été sur la plage, y'à un petit camping où on loue un bungalow tous les ans... cette année on pourrait peut-être en louer deux... un pour toi et moi, l'autre pour Alex et Elijah...
-ça serait magnifique ! Aucun problème pour mes parents... ma mère t'adore, je sais pas ce que tu lui as fait, je me charge de convaincre ceux d'Elijah.
-Il faudrait peut-être convaincre Elijah elle même...
-On se servira d'Alex comme appât et vice versa ! Mais Danny... tu es sûr ?
-Sûr de quoi ?
-De vouloir que je vienne. Tu m'auras sur le dos pendant deux mois, ce sera un peu comme vivre avec moi tu sais...
-C'est le but. J'ai l'impression d'avoir perdu beaucoup de temps...
-Et encore, tu n'es pas resté près de deux mois dans le coma toi !
-Ton coma nous a rapproché...
-C'est toi qui t'es rapproché tout seul Dan... finalement c'était peut-être nécessaire...
-Rien de tout ce qui t'es arrivé n'était nécessaire ! Instinctivement Christelle porta la main à son flanc et se crispa, son visage se tordit dans une douloureuse grimace. ça n'échappa pas à Danny qui se redressa légèrement.
-Désolée, une douleur fantôme, ça m'arrive parfois... les médecins disent que c'est normal.
-Ne t'excuses pas. Je peux regarder ?
-NON ! s'écria aussitôt Christelle en se relevant sur un bras, toujours coincée entre Dan et le canapé.
-S'il te plait. Je veux regarder. De quoi as tu peur ?
-Je ne veux pas que tu vois ça !
-Tu sais, si tu avais cette cicatrice sur le visage ça ne changerait rien pour moi... et puis je la verrais tôt ou tard de toute façon, non ?
-Je... je suppose oui, répondit-elle prise au dépourvu, mais je préfèrerais que ce soit plus tard que tôt...
-Chris... Elle comprit qu'il continuerait d'insister alors, lentement elle lui prit une main et le guida sous son t-shirt, très précisément à quatre centimètres de son nombril. Danny effleura la cicatrice de ses doigts, puis se libérant de la main de Christelle, il plaqua sa paume contre la fine balafre longue d'environ quatre centimètres. Les yeux de Christelle s'embuèrent de larmes. Ô Chris ne pleures pas ! Ce que je sens n'est pas une cicatrice, à peine une trace sur ta peau ! Enzo se mit à pleurer en même temps que sa s½ur.
-T... tu le tiens mal. Fais un peu attention, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux à cette poupée ! essaya de plaisanter Christelle en ravalant ses larmes.
-La prunelle de mes yeux c'est toi Chris. Répondit Danny en lui remettant le bébé en mains. Elle le cala contre son épaule, et enfouis son visage contre lui, troublée par les mots de Danny, le bébé cessa immédiatement de pleurer.
-Tu as compris comment on fait ? Danny hocha la tête et cala Christelle contre son épaule. Elle arrêta elle aussi de pleurer. Ils rirent doucement. Cinq minutes plus tard le bébé se mit à gazouiller en faisant de petits "ploc !" avec sa bouche. Christelle le tourna vers Dan et approcha le visage du bébé de celui du garçon. "Ploc !" le bébé fit une bulle contre la joue de Danny qui le reprit dans ses bras. Christelle se laissa aller contre le dossier. Danny la regarda de ses yeux bleus tranquilles, à cet instant précis il se dit qu'elle ferait une mère merveilleuse malgré ça soi-disante "haine" des enfants...
-On part dans combien de temps ? murmura t'elle, apaisée.
-Quel jour on est ?
-Le vingt-sept.
-Alors dans trois jours... Elle sourit, les yeux dans le vague. À quoi tu penses ? Demanda Danny en contemplant son visage.
-Au nombre de pantalons que j'aurais le temps de laver en trois jours..
.

# Posté le mercredi 04 février 2009 14:28

Modifié le lundi 23 novembre 2009 12:13